P021 - Quels appels pour « asthme » au Centre 15 ? Etude rétrospective sur un an.

Eva WEINZORN (1), Laure-Estelle PILLER (2), Thibaut DESMETTRE (1)

1. Urgences, CHRU Jean Minjoz Besançon, Besançon, France
2. Service de Santé et de Secours Médical , Service Départemental d'Incendie et de Secours du Doubs, Besançon, France

Diffusion le 10/05/2016

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Objectif : réaliser une évaluation quantitative et qualitative des appels pour « asthme » au CRRA 15.

 

Matériels et méthodes : étude rétrospective, mono-centrique, descriptive, réalisée du 1er janvier au 31 décembre 2014. Dossiers sélectionnés par requête sur le logiciel de régulation (Centaure®) avec le mot clé « asthme », analyse des dossiers des urgences (Résurgences®) correspondants. Données recueillies aux 3 temps de la prise en charge, lors de l'appel initial en régulation, lors du bilan passé par les secouristes ou le SMUR et lors de l'évaluation par le médecin aux urgences : données épidémiologiques, moyens engagés, facteurs de mauvais pronostic, critères de gravité (asthme instable, signes de gravité immédiate, signes de détresse, signes hémodynamiques de gravité) et traitements initiés puis analyse de ces données en s'appuyant sur les recommandations GINA. L'analyse statistique a été réalisée par le test exact de Fisher.

 

Résultats : 45 patients, âge médian 37 vs 47 ans (hommes/femmes), sex ratio 1/1. Appels CRRA 15 en provenance de médecins libéraux pour 31%. Une différence significative dans l'évaluation de la gravité a été mise en évidence entre l'interrogatoire initial et le bilan en régulation (p=0.045) ainsi qu'entre l'interrogatoire initial et l'analyse réalisée par le médecin à l'arrivée aux urgences (p=0.001). Lorsqu'on s'affranchissait des dossiers de gravité indéterminée lors de l'interrogatoire initial en régulation, il n'existait aucune différence significative dans l'évaluation des crises d'asthme aux trois temps de la prise en charge (p=0.9). Les recommandations internationales de prise en charge étaient, dans la majorité des cas, appliquées notamment l'utilisation des béta-2-mimétiques et anticholinergiques inhalés ainsi que la corticothérapie. Les moyens d'évaluation et de surveillance, notamment le DEP, sont à améliorer et restent trop peu utilisés, 5% des patients bénéficiant de cette mesure en pré-hospitalier et 36.4% des patients aux urgences, avant et après traitements.

 

Conclusion : les médecins régulateurs semblent efficaces et pertinents dans la reconnaissance et l'évaluation de cette pathologie puisqu'on ne mettait pas en évidence de différence significative de l'évaluation de la gravité. Il parait cependant nécessaire d'être plus rigoureux dans la surveillance et l'évaluation de ces patients, en particulier concernant le DEP qui reste trop sous-utilisé.

Tags : asthme régulation médicale gravité DEP

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