FC150 - Evaluation de la douleur aux urgences

Flash Communication

Imen Mekki (1), Maha Touati (2), Anissa Chamssi (2), Badr Ferjeoui (2), Fatma Lamouchi (2), Rym Ben Kaddour (2), Maaref Amel (1), Hamed Rym (1)

1. Emergency Department Charles Nicolle Hospital , tunisia, tunis, Tunisie 2. Emergency department Charles Nicolle Hospital, Emergency department Charles Nicolle Hospital, Tunis, Tunisie

Diffusion le 06/06/2019

Introduction :

La douleur est un motif fréquent de consultation aux urgences. Ce symptôme considéré comme signal d’alarme et de sauvegarde de l’intégrité de l’organisme est souvent sous-estimé, mal évalué et insuffisamment pris en charge en amont comme aux services des urgences exposant à l’oligo- analgésie. L’objectif de ce travail a été d’évaluer la prise en charge de la douleur aux urgences.

Méthodes :

Nous avons mené une étude prospective observationnelle sur un mois ayant inclus les patients consultant pour une douleur aiguë aux urgences. Recueil prospectif selon un questionnaire pré-établi. Evaluation de la douleur selon l’échelle visuelle simple (EVS).

Résultats :

Inclusion de 80 patients. Âge moyen=48 ± 15. Sex-ratio=1,2. Quarante-cinq pour cent des patients étaient sans antécédents pathologiques notables. La pathologie causale était médicale dans 68% des cas. L’étiologie de la douleur a été (%) : colique néphrétique (36), abdominale (12), thoracique (9), post-traumatique (16).Neuf patients (11%) ont eu un médicament per os avant de consulter. Le délai d’évaluation de la douleur a été supérieur à une heure dans 69% des cas. La 1ère évaluation de la douleur a été effectuée dans 25% des cas par des infirmiers contre 75% par des médecins. Douze patients (15%) n’ont pas reçu d’antalgique après une première évaluation contre 68 (85%). Le palier 1 a été le plus utilisé : 97% contre 3% en palier 3 et 0% en palier 2. La douleur a été réévaluée uniquement chez un patient sur trois parmi lesquels 67% ont reçu un 2ème antalgique. Parmi les 80 patients, 70 (87%) sont rentrés à domicile avec une ordonnance médicale. Parmi eux, 36 patients (45%) avaient une EVS à 2. Une oligo- analgésie a été chiffrée à 67,5%.

Conclusion :

Dans cette étude, l’oligo-analgésie a été fréquente. L’élaboration de protocoles et de programmes de formation continue est nécessaire afin de pallier à ces insuffisances. 

Tags : Douleur urgences évaluation oligoanalgésie