P153 - Etat de mal épileptique tonico-clonique généralisé. Analyse de pratiques réalisée au sein du Service d'Accueil des Urgences entre 2010 et 2013.

Hugo Basquin (1), Youcef Guechi (1), Jean-yves Lardeur (2), Julie Larrieu (1), Jeremy Guenezan (1), Vincent Varenne (1), Joana Martine-singer (1)

1. Urgences/SAMU/SMUR, CHU de Poitiers, Poitiers, France 2. Urgences/SAMU/SMUR, CHU Poitiers, Poitiers, France

Diffusion le 06/12/2015

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Introduction :
En 2009 la Société de Réanimation de Langue Française a statué sur la prise en charge des états de mal épileptiques (EME). Nous nous sommes interrogés sur ce qu'il en était aux sein de notre service.
Matériel et Méthode :
Il s'agit d'une étude descriptive, rétrospective et mono-centrique réalisée au sein du service des Urgences Adultes entre 2010 et 2013. Nous avons recensé les patients de plus de 18 ans pris en charge pour un EME tonico-clonique généralisé. Les critères de non-inclusion sont la survenue d'une crise simple ou d'un EME partiel, et une prise en charge pré-hospitalière.
Le critère principal de jugement est l'adéquation de la prise en charge par rapport aux recommandations. Les critères secondaires sont les délais de traitement, la prise en charge des agressions cérébrales secondaires d'origine systémique (ACSOS) et la mortalité à 30 jours.
Résultats :
Tous les dossiers dont le diagnostic était "état de mal épileptique", "épilepsie" ou "convulsions ont été analysés. Sur 1631 dossiers, 81 patients en EME tonico-clonique généralisé ont été répertoriés. Cinquante-et-un présentaient des critères d'exclusion. Trente patients ont été inclus.
La première ligne de traitement correspond aux recommandations chez  27 patients. La prise en charge médicamenteuse s'éloigne des recommandations dès la deuxième ligne de traitement, avec notamment la prescription d'une benzodiazépine seule chez 8 patients ou d'un antiépileptique seul chez 14 patients. L'association d'une benzodiazépine avec un autre médicament antiépileptique est peu utilisée. En troisième ligne l'alternance entre deux antiépileptiques n'est pas réalisée. 11 patients ont nécessité une anesthésie générale.
Le délai de traitement n'est pas interprétable en raison d'un biais d'information lié au remplissage du dossier informatique.
Concernant les ACSOS, pour une durée médiane de passage de 311 minutes : la pression artérielle a été recueillie en moyenne 3,4 fois, la température 2.5 fois, la glycémie capillaire 2.25 fois et la SpO² 3.5 fois. Hormis pour l'hypoxie il faut noter le manque de mesures correctrices lors de la prise en charge.
La mortalité à 30 jours était de 10%.
Conclusion :
Notre étude montre un défaut de prise en charge global.
Un protocole de service informatisé permettrait de guider le traitement médicamenteux, de renseigner précisément les délais et d'encadrer la prise en charge des ACSOS. La mise en place de ce protocole serait suivie d'une validation par une étude prospective.

Tags : Etat de mal épileptique évaluation de pratiques service des urgences