FC062 - EPP douleur aux urgences et effet Hawthorne

Flash Communication

Justine JOLY (1), Imane ARAF (1), Luc-Marie JOLY (2)

1. urgences, CHU de Rouen, Rouen, France 2. Service des Urgences Adultes, CHU Rouen, ROUEN, France

Diffusion le 06/06/2019

Introduction: Le soulagement de la douleur est un droit fondamental du patient (loi du 4-3-2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé). Nous avons évalué la persistance d’adhésion à notre protocole douleur (abstract SFMU 2012). Nous avons recherché un effet Hawthorne (modification du comportement d’un individu qui se sait observé).

Méthode: Etude transversale (été 2018). Le patient était interrogé (douleur/satisfaction) lors de son passage en radiologie, et les autres données récupérées dans le dossier médical. Le critère de jugement principal était le % de patient douloureux à l'arrivée (EN≥3) ayant bénéficié d'une proposition antalgique (médicamenteuse ou non) avant imagerie. Durant une phase 1 l’équipe n’était pas au courant de l’EPP en cours, puis en phase 2 l’équipe présente était avertie de la réalisation de l’EPP (chacun étant par ailleurs bien au courant que le service travaille sur cette thématique d’amélioration). Le nombre de sujet à inclure a été estimé pour mettre en évidence un effet Hawthorne de 20%.

Résultats: Nous avons inclus 200 patients, traumatologie 70%. 38% avait pris un antalgique avant les urgences. 37% ont été hospitalisés.

Conclusion: Malgré un protocole appliqué depuis 2012, la prise en charge de la douleur reste sub-optimale dans notre SU. Un effet Hawthorne marqué (triplement des propositions antalgiques) existe quand une équipe se sait évaluée. Tout EPP doit donc s’évaluer « en aveugle » pour l’équipe.

Tags : douleur évaluation effet Hawthorne