P109 - Biologie embarquée en médecine pré-hospitalière : enquête transversale auprès des SMUR métropolitains

Caroline Ohayon (1), Matthieu Heidet (1), Majed Barghout (1), Pascaline Dejaune (1), Delphine Levy (1), Charlotte Chollet-xémard (1), Eric Lecarpentier (1), Jean Marty (1)

1. SAMU 94, CHU Henri Mondor, Créteil, France

Diffusion le 06/12/2015

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Introduction : L’utilisation de biomarqueurs appliqués à la médecine d’urgence permet une prise en charge précoce plus adaptée des patients. L’apparition de systèmes portatifs de biologie embarquée (BE) a permis leur usage en préhospitalier, apportant une aide au diagnostic et à l’orientation. Or le taux d’équipement en BE des SMUR, ainsi que les modalités d’utilisation et l’impact sur la prise en charge des patients sont, inconnus à ce jour.

Objectifs : Réaliser un état des lieux de l’équipement des SMUR métropolitains en BE. Évaluer le ressenti des professionnels de santé utilisateurs de BE.

Méthode : Étude nationale, transversale, téléphonique, conduite de Mai 2013 à Janvier 2014. Le questionnaire comprenait 18 questions et évaluait le niveau d’équipement en BE des SMUR, l’existence d’une formation initiale, de procédures, la nature des problèmes d’utilisation et l’impact de la BE sur la prise en charge des patients. Les résultats sont exprimés en pourcentages.

Résultats : 100% des SMUR ont répondu (n=350). Les interlocuteurs étaient majoritairement médecins (65.5%) ou infirmiers (29%). 12.5% des services étaient équipés (n=43), dont 41% l’étaient depuis moins de 5 ans (n=18), 65% étaient dotés d’un appareil par véhicule (n=29), 30% n’avaient mis en place aucune formation initiale (n=13) et 37% n’avaient pas établi de procédure d’utilisation (n=16). Les problèmes d’utilisation étaient surtout liés au maintien des cassettes à température cible (38%). Le taux d’équipement variait en fonction des régions (1 à 10% des SMUR d’une même région équipés) et au sein d’un même département. Le biomarqueur le plus utilisé était la troponine. L’utilisation de la BE modifiait la prise en charge pour 80% des interlocuteurs, qui se déclaraient satisfaits de cet équipement dans 90% des cas.

Discussion/Conclusion : Cette première étude exhaustive fournit des données concernant la BE pour l’ensemble des SMUR métropolitains. Le taux d’équipement est faible. Les procédures de formation et d’utilisation ne sont pas systématiques. Les utilisateurs de BE en sont satisfaits et estiment qu’elle modifie la prise en charge des patients. L’interrogatoire téléphonique ainsi que la faible proportion des services équipés en limite l’interprétation. Des études ultérieures sur l’impact clinique de la BE en préhospitalier sont nécessaires. L’évolution des données fournies par cette étude devrait être évaluée ultérieurement.

Tags : biologie embarquée médecine préhospitalière